Dernier Message Avant le Depart

Un dimanche de novembre glacial, c’est idéal pour préparer le jardin avant l’absence hivernale. Les heures de tonte sont meublées par des pensées entre deux mondes qui ne cessent de s’amplifier dans mon esprit.
Pour quelques jours encore, il faut s’habituer à voguer sur un océan d’étranges sensations liées au fait que nous soyons encore là, mais pourtant déjà si loin…
Les vibrations de la tondeuse m’isolent du monde et les lancinantes litanies du moteur souffreteux ressemblent à présent à des remerciements et à des souhaits. Tous ces vœux que je ne peux formuler par oral trouvent ici un chemin sans obstacle.
Comment exprimer ma gratitude envers tous ceux sans qui nous ne partirions pas ?
Nombreux sont les amis que l’on voudrait pouvoir emmener pendant un petit jour au creux de nos sacoches. Heureusement, les souvenirs que l'on emporte ne pèsent pas, ils traversent les frontières sans passeport et ne sont pas soumis à la franchise bagages !
Ainsi, je rends un hommage appuyé:
A ceux qui nous encouragé depuis le début,
Aux vieilles amitiés sans contrepartie,
Aux amitiés embryonnaires qui faute de temps ou d’attention, à regret périclitent
A toute ma famille et à sa liberté d’esprit, à Simone et Jean, à la famille Helbert
A Rachel qui a pris mon cœur longtemps avant de prendre la clé des champs avec moi
A ma fille Chani, rayon d’un soleil qui ne se couche jamais,
A ceux qui cette année sont partis trop tôt.
Et parce qu’il est faux de croire que l’on part seulement pour soi en ayant l’impression d’avoir tout décidé tout seul, il est impossible d’oublier les acteurs souvent involontaires des aventures passées et celles à venir. Que la grâce soit rendue à toutes les personnes citées ici sans hiérarchie affective.
UN GRAND MERCI A :
Tonton Manu, Jean Luc, Claudine et Manuel, Elodie, Régis et Raphael, Christine D. "Gommette Killer", Laurent, Alexandra et Isaïa, Catherine, Yusuf et Niloy, David et Stephanie, Pascal et Florence, Pierrette et Esperanto Brive, Celia J., Fabrice et sa bien aimée, Laurent Tuffi, Elena et David, Caroline et Sylvain, Chantal Valera, Michel Ruiz, la Famille Bizeul, la famille Labouchet, Audrey L. et sa famille, Marie Flaujac, Gael Nouvel et sa famille, les Guillemeau, Christine Hankel, Roxana L., Aude Erragne, Thierry Gagnot, Christophe D., Stéphane R, Arnaud F, Tina et sa famille, Nathalie E., Loraine B., Julien et Pascaline, Alain Simon, Solenn T., Samar et sa famille, Fred, Séverine et Corentin, Marielle M, José L., J Christophe B. ainsi que nos collègues respectifs de Cultura et V.Verde Brive.
Je pense aussi à ceux qui ne figurent pas dans cette courte liste, qu’ils reçoivent mes plus plates excuses (à ma décharge, je puis affirmer que les trous de mémoire sont fréquents après 30 ans et quand le cerveau se trouve ramolli par le ron-ron de la machine à raser les taupinières). Il faudrait aussi honorer les âmes charitables qui nous ont ouvert leurs portes, dans tous les pays que nous avons traversé et celles qui le feront peut être demain.
Que le voyage commence comme cette comptine malienne :
« Ne taara ne taara / ne taara sirada la… » (je suis parti, je suis parti, je suis parti au bord de la route…)
Qu’il emprunte à cette prière adressée aux voyageurs en Irlande (merci Monique !) :
« May the road rise to meet you,
May the wind be always at your back,
May the sun shine warm upon your face,
May the rains fall soft upon your fields,
And, until we meet again,
May God hold you in the hollow of His hand »
(« Que la route s’élève à ta rencontre,
Que le vent soit toujours dans ton dos,
Que le soleil réchauffe ton visage,
Que les pluies arrosent tes champs avec douceur,
Et jusqu’à notre prochaine rencontre,
Que Dieu te garde au creux de Sa main »)
Pour finir, qu'il suive ces préceptes de Lao Tseu:
"Celui qui sait voyager ne laisse pas de trace"
et
"Le retour est la façon dont la voie se meut, la fluidité est le moyen qu'elle emploie"
Que cette aventure prenne fin un jour avec douceur, comme lorsque l’on se réveille après avoir emprunté l’autoroute des rêves les plus apaisants.
A tous, nous vous disons à bientôt,
Woody au Jardin du Perrier
et Rachel et Chani qui opinent du chef
Pour quelques jours encore, il faut s’habituer à voguer sur un océan d’étranges sensations liées au fait que nous soyons encore là, mais pourtant déjà si loin…
Les vibrations de la tondeuse m’isolent du monde et les lancinantes litanies du moteur souffreteux ressemblent à présent à des remerciements et à des souhaits. Tous ces vœux que je ne peux formuler par oral trouvent ici un chemin sans obstacle.
Comment exprimer ma gratitude envers tous ceux sans qui nous ne partirions pas ?
Nombreux sont les amis que l’on voudrait pouvoir emmener pendant un petit jour au creux de nos sacoches. Heureusement, les souvenirs que l'on emporte ne pèsent pas, ils traversent les frontières sans passeport et ne sont pas soumis à la franchise bagages !
Ainsi, je rends un hommage appuyé:
A ceux qui nous encouragé depuis le début,
Aux vieilles amitiés sans contrepartie,
Aux amitiés embryonnaires qui faute de temps ou d’attention, à regret périclitent
A toute ma famille et à sa liberté d’esprit, à Simone et Jean, à la famille Helbert
A Rachel qui a pris mon cœur longtemps avant de prendre la clé des champs avec moi
A ma fille Chani, rayon d’un soleil qui ne se couche jamais,
A ceux qui cette année sont partis trop tôt.
Et parce qu’il est faux de croire que l’on part seulement pour soi en ayant l’impression d’avoir tout décidé tout seul, il est impossible d’oublier les acteurs souvent involontaires des aventures passées et celles à venir. Que la grâce soit rendue à toutes les personnes citées ici sans hiérarchie affective.
UN GRAND MERCI A :
Tonton Manu, Jean Luc, Claudine et Manuel, Elodie, Régis et Raphael, Christine D. "Gommette Killer", Laurent, Alexandra et Isaïa, Catherine, Yusuf et Niloy, David et Stephanie, Pascal et Florence, Pierrette et Esperanto Brive, Celia J., Fabrice et sa bien aimée, Laurent Tuffi, Elena et David, Caroline et Sylvain, Chantal Valera, Michel Ruiz, la Famille Bizeul, la famille Labouchet, Audrey L. et sa famille, Marie Flaujac, Gael Nouvel et sa famille, les Guillemeau, Christine Hankel, Roxana L., Aude Erragne, Thierry Gagnot, Christophe D., Stéphane R, Arnaud F, Tina et sa famille, Nathalie E., Loraine B., Julien et Pascaline, Alain Simon, Solenn T., Samar et sa famille, Fred, Séverine et Corentin, Marielle M, José L., J Christophe B. ainsi que nos collègues respectifs de Cultura et V.Verde Brive.
Je pense aussi à ceux qui ne figurent pas dans cette courte liste, qu’ils reçoivent mes plus plates excuses (à ma décharge, je puis affirmer que les trous de mémoire sont fréquents après 30 ans et quand le cerveau se trouve ramolli par le ron-ron de la machine à raser les taupinières). Il faudrait aussi honorer les âmes charitables qui nous ont ouvert leurs portes, dans tous les pays que nous avons traversé et celles qui le feront peut être demain.
Que le voyage commence comme cette comptine malienne :
« Ne taara ne taara / ne taara sirada la… » (je suis parti, je suis parti, je suis parti au bord de la route…)
Qu’il emprunte à cette prière adressée aux voyageurs en Irlande (merci Monique !) :
« May the road rise to meet you,
May the wind be always at your back,
May the sun shine warm upon your face,
May the rains fall soft upon your fields,
And, until we meet again,
May God hold you in the hollow of His hand »
(« Que la route s’élève à ta rencontre,
Que le vent soit toujours dans ton dos,
Que le soleil réchauffe ton visage,
Que les pluies arrosent tes champs avec douceur,
Et jusqu’à notre prochaine rencontre,
Que Dieu te garde au creux de Sa main »)
Pour finir, qu'il suive ces préceptes de Lao Tseu:
"Celui qui sait voyager ne laisse pas de trace"
et
"Le retour est la façon dont la voie se meut, la fluidité est le moyen qu'elle emploie"
Que cette aventure prenne fin un jour avec douceur, comme lorsque l’on se réveille après avoir emprunté l’autoroute des rêves les plus apaisants.
A tous, nous vous disons à bientôt,
Woody au Jardin du Perrier
et Rachel et Chani qui opinent du chef
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